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1984 - L'album "Peur", dirigé par de talentueux compositeurs (Christian Loigerot, Thierry Geoffroy, Pascal Auriat) est disque d'or en quelques semaines avec, en prime, un nouveau tube de l'été : "Plus jamais". Quant au titre "Papa chanteur", écrit par Jean-Luc à la naissance de sa fille Margaux, il réalise l'exploit de rester 30 semaines N°1 du tout nouveau "Top 50", avec le chiffre record de 1 200 000 exemplaires vendus.


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Peur
(Pascal Auriat / Jean-Luc Lahaye - B. Kiatkowsky)

Lorsque j'étais enfant
Je voyais des sorcières
S'enfuir de la maison
Courant dans la clairière
Elles faisaient de mes nuits
Un bal imaginaire
Et brisaient tous les rêves
De ma cage de verre

J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
Oh si peur, peur, peur

Avec elles j'ai grandi
Leur visage dans mes livres
Elles me touchaient le soir
Masquées en écolières
Et je les voyais nues
Le corps à la dérive
S'allongeant près de moi
Elles me donnaient la fièvre

J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
Oh si peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
Oh si peur, peur, peur

Alors je me suis enfui
Pour oublier tout
Alors j'ai couru, couru
Comme un fou
Perdu dans la ville
Plongeant dans l'enfer
Rouge noir bleu et vert

Envahi par l'envie
Dans la fumée des ombres
Je volais dans la nuit
J'avais pris goût au rêve
Prisonnier dans leurs bras
J'n'en voyais plus le nombre
Entre cuirs et dentelles
Fragile insoumis
Elles ont fait de moi
Le loup que je suis

J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
Oh si peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
J'avais peur, peur, peur
Oh si peur, peur, peur


Si je n'chantais pas
(Sylvain Lebel / J.-L. Lahaye - Christian Loigerot - Thierry Geoffroy)

J'étais comme ça à quinze ans
J'traînais boulevard de l'ennui
J'me voyais pas figurant
D'un mauvais West Side Story
Et j'rêvais dans mes poings fermés
De d'venir quelque chose de plus
Qu'un de ces enfants dont on fait
Un jour des soldats inconnus

Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'sais pas c'que j'aurais fait d'ma vie
Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'tourn'rais dans les sens interdits
Tout l'monde trouve pas son étoile
Faut pas croire que j'l'oublie

J'étais comme ça à quinze ans
J'traînais dans les bars à flippers
J'avais la musique dans l'sang
Et la révolte au fond du cœur
J'aurais donné n'importe quoi
Pour voir passer au bout d'ma rue
La fille qui viendrait faire une croix
Sur toutes ces années perdues

Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'sais pas c'que j'aurais fait d'ma vie
Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'tourn'rais dans les sens interdits
Tout l'monde trouve pas son étoile
Faut pas croire que j'l'oublie

Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'sais pas c'que j'aurais fait d'ma vie
Si je n'chantais pas, si je n'chantais pas
J'tourn'rais dans les sens interdits
Alors ce soir ce temps-là
Faut pas croire que j'l'oublie

J'étais comme ça à quinze ans
J'étais comme ça à quinze ans


J’peux pas dormir
(M. Pelay - J.-J. Burah)

Je suis tout seul dans l’usine
Derrière un bureau vitré
Y’a des housses sur les machines
J’vais m’faire chauffer du café
Dans une heure je f’rai ma ronde
J’ai toute la nuit à passer
Faut pas qu’j’arrête une seconde
Faut pas qu’j’me mette à penser

Je vais manquer de cigarettes
Je crois qu’j’ai plus rien à lire
J’me lève, j’écoute une cassette
Toute façon j’peux pas dormir
Quelque part minuit qui sonne
Je bois mon cinquième coca
Je tords mon huitième trombone
Y’a rien à faire, elle est là

J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
Je pense à elle et toutes les nuits
J’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie

J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
Je pense à elle
Y’a rien à faire
J’peux pas dormir

Je r’garde une tache sur le mur
On dirait une fille qui pleure
Faudrait refaire la peinture
J’entends ronfler un moteur
J’fume ma dernière cigarette
J’ai une BD à finir
J’me lève, j’retourne la cassette
Toute façon j’peux pas dormir

J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
Je pense à elle et toutes les nuits
J’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie

J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
Je pense à elle
Y’a rien à faire
J’peux pas dormir

Je pense à elle et toutes les nuits
J’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie, j’m’ennuie

J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
J’peux pas dormir
J’peux pas dormir


Les boutons dorés
(Maurice Vidalin - Jacques Datin)

On suit le mur de l'hôpital
On passe le pont sur la rivière
On tourne au coin du cimetière
Pour suivre un peu le vieux canal
Puis vers cinq heures on rentrera
Suivant d'autres murs, d'autres grilles
A part ceux de l'école des filles
Jusqu'aux murs de l'orphelinat

En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
Tout au long des jeudis sans fin
Voyez passer les orphelins

C'est pas souvent que j'ai gagné
La médaille de la bonne conduite
J'peux pas manger la soupe gratuite
J'aim'rais mieux dormir dans les prés
J'aurai pas mon certificat
Paraît qu'je suis d'la mauvaise graine
Parc'qu'un jour j'ai écrit "je t'aime"
Sur les murs de l'orphelinat

En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
Tout au long des jeudis sans fin
Voyez passer les orphelins

La nuit j'm'invente un vrai roman
Que j'ai toujours mon père ma mère
Une vraie maman en robe claire
Et un papa qu'aurait d’l’argent
Ah si jamais ils entendent ça
J'les en supplie qu'ils viennent tout de suite
Avant que mes ongles s'effritent
Sur les murs de l'orphelinat

En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
Tout au long des jeudis sans fin
Voyez passer les orphelins

J'suis pas bien gros, j'suis pas malin
J'ai peur de jamais être un homme
De rester toujours le pauvre môme
A qui personne tiendrait la main
Et malgré qu'on soit bon pour moi
Un jour ça pètera dans ma tête
Et pour peu qu'j'ai des allumettes
J'mettrai l'feu à l'orphelinat

En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés


Qu'est-ce qui t'a pris
(Didier Barbelivien - Jean-Luc Lahaye / C. Loigerot - T. Geoffroy)

Qu'est-ce qui t'a pris
T'es sortie pour ach’ter du pain
T'as dû rencontrer un copain
J'me suis dit tout ça
Qu'est-ce que tu veux que j'me dise

Dix minutes, puis une heure entière
J'avais eu le temps d’finir ma bière
D'un seul coup j'ai compris
Et j't'en ai voulu tout d'suite
Puis j'me suis dit c'est con
Il faut qu'elle revienne

Qu'est-ce qui t'a pris
C'était un coup de cœur
Un coup de folie
Je t'ai cherché à New York à Paris
J'voulais pas savoir pourquoi ni avec qui
J'croyais encore à ta fantaisie
J'ai téléphoné partout
J't'ai écrit
J'comprends tout mais dis-moi qu'est-ce qui t'a pris
De refaire ta vie sur un seul rendez-vous
Tu sais j'ai failli dev'nir fou

De mon côté, j'ai changé ma vie
Mais personne n'a jamais dormi
Sur ton oreiller et de ton côté du lit
J'ai gardé le chien, le studio
Des conneries, des lettres, des photos
Mais j'm'arrange toujours pour rentrer
Quand il fait nuit

Qu'est-ce qui t'a pris
C'était un coup de cœur
Un coup de folie
Je t'ai cherché à New York à Paris
J'voulais pas savoir pourquoi ni avec qui
J'croyais encore à ta fantaisie
J'ai téléphoné partout, j't'ai écrit
J'comprends tout mais dis-moi qu'est-ce qui t'a pris
De refaire ta vie sur un seul rendez-vous
Tu sais j'ai failli dev'nir fou

Qu'est-ce qui t'a pris
C'était un coup de cœur
Un coup de folie
Je t'ai cherché à New York à Paris
J'voulais pas savoir pourquoi ni avec qui
J'croyais encore à ta fantaisie
J'ai téléphoné partout
J't'ai écrit
J'comprends tout mais dis-moi qu'est-ce qui t'a pris
De refaire ta vie sur un seul rendez-vous
Tu sais j'ai failli dev'nir fou
Qu'est-ce qui t'a pris

C'était un coup de cœur
Un coup de folie
Je t'ai cherché à New York à Paris
J'voulais pas savoir pourquoi ni avec qui
J'croyais encore à ta fantaisie
J'ai téléphoné partout
J't'ai écrit
J'comprends tout mais dis-moi qu'est-ce qui t'a pris
De refaire ta vie sur un seul
Rendez-vous


Plus jamais
(Michel Jouveaux - François Orenn)

Plus jamais je lui dirai
A ce soir à la maison
Couvres-toi et n'oublie pas de rentrer tôt
Plus jamais je n'entendrai
Dire c'est moi derrière la porte
Ouvres-moi j'ai encore oublié mes clés

J'voudrais dormir pour m'en aller un peu
Pour plus qu'il neige au fond d'mes yeux
Je sais que plus jamais je n'attendrai
L'été comme j'ai attendu
Celui de nos premières vacances passées ensemble

Plus jamais il fera jour
Plus jamais il fera beau
Ça fait mal cette envie de se foutre à l'eau
Plus jamais on f'ra l'amour
Plus jamais je n'aurai chaud
J'voudrais bien juste pour une heure changer de peau

Plus jamais je n'écout'rai
Son souffle court dans mon cou
Et son corps me demander toujours encore
Plus jamais j'lui offrirai
Un brin de muguet au printemps
Je crois pas que ça nous ait porté bonheur

Plus jamais il fera jour
Plus jamais il fera beau
Ça m'quitte pas cette envie
De me foutre à l'eau
Plus jamais on f'ra l'amour
Plus jamais je n'aurai chaud
J'voudrais bien juste pour une heure
Changer de peau
Plus jamais il fera jour
Plus jamais je serai beau
Comme j'l'étais au fond d'ses yeux
Après l'amour
Plus jamais


Pleure pas
(Michel Jouveaux - Jean-Luc Lahaye / Christian Loigerot - Thierry Geoffroy)

Pleure pas
J'sais pas quoi faire au bout du téléphone
T'es comme quelqu'un un jour qu'on emprisonne
J'ai dans le cœur tes larmes qui raisonnent
Ecoute-moi j't'en prie pleure pas
J'descends tout d'suite je saute dans un taxi
Dans cinq minutes je suis Porte d'Italie
Arrête de m'dire que ta vie est finie
T'as rien compris

Tu me jures que tu l'aimes
Tu n'veux pas que je t'aide
Et tu signes d'une larme
Tu es presque une femme, une femme

Pleure pas
Me laisse pas là planté sur le palier
Il fait pas chaud allez laisse-moi entrer
Mais ma parole t'as vraiment du chagrin
C'est pas malin j't'en prie pleure pas
Enfile un jean j't'emmène au cinéma
Le côté Love Story on évit'ra
On pourra même aller manger chinois
Je sais qu't'aimes ça

Tu me jures que tu l'aimes
Tu n'veux pas que je t'aide
Et tu signes d'une larme
Tu es presque une femme, une femme

Pleure pas
Un jour ou l'autre il faut tourner la page
Balance tes souvenirs du treizième étage
Tu as les yeux plus grands que ton chagrin
C'est pas malin j't'en prie pleure pas
T'as qu'à passer une annonce dans l'journal
Cherche une histoire d'amour remplie d'étoiles
Et la première lettre que tu recevras
Sera de moi, sera de moi
Sera la mienne
Tu sais je t'aime
Tu sais je t'aime, je t'aime
Pleure pas
Pleure pas


Papa chanteur
(Luc Dettome / Jean-Luc Lahaye - Cyril Assous)

Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
La vie vient de faire une fleur
A papa chanteur

Tu t'invites chez moi
Sans en être prié
Mais tout au fond de moi
C'est toi que j'attendais
On se serre un peu plus
Tu tiens tellement de place
Et depuis ta venue
Je me regarde en face
Faire mon premier pas
Faire mon premier geste
Et l'enfant que je vois
M'a pris tout l'amour
Qui me reste

Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
La vie vient de faire une fleur
A papa chanteur
Maman douceur
Bébé bonheur

C'est par toi que j'aurai
Mes plus beaux souvenirs
Je n'ai pas de passé
Tu es mon avenir
J'ai grandi sans savoir
Ce qu'était la tendresse
La douceur d'un regard
Et la main qui caresse
Toi tu es de ma chair
De mon sang, de mes larmes
Et de toutes les guerres
Que j'ai gagnées pour toi sans armes

Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
La vie vient de faire une fleur
A papa chanteur
Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
Ils sont venus les jours meilleurs
A papa chanteur
Maman douceur
Bébé bonheur

Plus tard je te dirai
Quand tu auras grandi
Mes espoirs, mes regrets
D'où je viens, qui je suis
Pour toi j'inventerai
Un monde imaginaire
Celui qui m'a manqué
Moi j'n'avais pas de père
Je n'avais qu'un prénom
C'est trop peu pour un homme
Je me suis fait un nom
Et ce nom-là, je te le donne

Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
La vie vient de faire une fleur
A papa chanteur
Papa chanteur
Maman douceur
Pleure pas
Pleure pas bébé bonheur
Ils sont venus les jours meilleurs
A papa chanteur
Maman douceur
Bébé bonheur


Cette fille-là
(D. Barbelivien / J.-L. Lahaye - P. Watelet / M. Quéreuil)

Sur la bibliothèque, la photo de ton mec
Semble me regarder de travers
Tu me dis que tu l'aimes
Qu'il faut pas qu'j'y revienne
Mais j'viens pas m'installer pour l'hiver
J'veux juste ma guitare et c’est marre
Mon pull-over d'Angleterre
A quel jeu tu joues mon bijou
C'est pas toi, c'est pas nous

J’t’aime pas là, j'le crois pas
Ces fauteuils Voltaire, ces lits-là
C'est pas toi, cette fille-là
Qui dormait par terre avec moi
C'est pas toi, cette fille-là
Toutes ces robes, ces foulards de soie
Allez tu t'fous d'moi, j'voudrais pas
Garder ce souvenir de toi

T'as dû r'fourguer l'Austin
Les fringues de tes copines
Mais j'dis pas ça pour t'faire regretter
Sur la théière en faïence
Y a des flashs, des romances
Oui j'prends toujours du lait dans mon thé
Sûr que son rasoir électrique
Joue de la musique classique
J'comprends pas tes plans d'opéras
Toi qu'étais pop music

Tu dois t'réveiller le matin
Au milieu des draps de satin
Je sais c'est doux comme du velours
Mais c'est pas ça l'amour

J’t’aime pas là, j'le crois pas
Cette télévision, ces gravures
C'est pas toi cette fille-là
Qui écrivait love sur les murs
C'est pas toi, cette fille-là
Joue pas avec l'amour, pas pour moi
Allez j'voudrais pas mon amour
Garder ce souvenir de toi

J’t’aime pas là, j'le crois pas
Ces fauteuils Voltaire, ces lits-là
C'est pas toi, cette fille-là
Qui dormait par terre avec moi
C'est pas toi, cette fille-là
Toutes ces robes, ces foulards de soie
Allez tu t'fous d'moi, j'voudrais pas
Garder ce souvenir de toi


Le torero
(V. Baudet - N. Skorsky)

Sur le sable ensanglanté
Il est planté de plein pied
Les jambes prises dans des bas
D’un rose de chaire d’église
Et comme s’il marchait sur l’eau
Il accompagne le taureau
Son costume de lumière
A la force d’une prière
Dont il connaît le mystère
Le torero

La cape et la muleta
Dessinent à chaque passe
L’amour, la mort en duo
Et miracle au soleil
Pour un arc-en-ciel vermeil
Où le rouge est un sanglot
Et un frisson sur la peau
D’un coup précis sans bravade
Il va donner l’estocade le torero

Il regarde le taureau
Et l’attache du bout des yeux
Puis dans un geste infini
Il retire peu à peu
Comme on retire la vie
Son épée, oh l’ennemi
Qui l’avait enfin séduit
Le torero

C’est comme un rêve d’étoiles
Le début d’un grand signal
Le taureau tombe d’un bloc
Lui qui avait l’air d’un roc
Le silence est déchiré
Par la foule électrisée
Qui a jailli d’un seul coup
Tête ployée à genoux
Il a mis les gens debout
Le torero

Il regarde le taureau
Et l’attache du bout des yeux
Revoit son geste infini
Qui retire peu à peu
Comme on retire la vie
Son épée, oh l’ennemi
Qui l’avait enfin séduit
Le torero

Sur le sable ensanglanté
Il est planté de plein pied
Les jambes prises dans des bas
D’un rose de chaire d’église
Il n’écoute pas les bravos
Quand la ferveur se déchaîne
Dans le chaudron des arènes
Dressé vers le ciel trop bleu
Il a l’air d’acclamer Dieu
Le torero


La mélodie des cœurs brisés
(H. Steimen / Jean-Luc Lahaye - M. Hillman)

Toi petite fille qui pleure
Pour un garçon qui voulait sa liberté
Toi qui vois passer les heures
Comme si ta vie s’arrêtait
J’te vois souffrir en secret
T'es bien trop sentimentale

C’est la mélodie des cœurs brisés
Tout n’est pas fini
C’est pour toi que je chante encore
Sur la mélodie des cœurs brisés
Te voir pleurer comme ça
J’suis pas d’accord

C’est la mélodie des cœurs brisés
Elle te montrera comment danser ta vie dehors
Sur la mélodie des cœurs brisés
Te voir pleurer comme ça
J’suis pas d’accord

Va comme un navire qui penche
Affronter sur d’autres rives d’autres orages
Va mais souviens-toi d’avance
Que si tu refais naufrage
Ma musique est un message
De très haute fidélité

C’est la mélodie des cœurs brisés
Tout n’est pas fini
C’est pour toi que je chante encore
Sur la mélodie des cœurs brisés
Te voir pleurer comme ça
J’suis pas d’accord

C’est la mélodie des cœurs brisés
Elle te montrera comment danser ta vie dehors
Sur la mélodie des cœurs brisés
Te voir pleurer comme ça
J’suis pas d’accord

C’est la mélodie de cœurs brisés
Tu verras que l’amour est le plus fort


Reviens nous voir
(Jean-Luc Lahaye / M. Bernholc - A. Wisniak)

Au début tu venais à la maison
Nous voir tous les soirs
T’étais mon ami, Marion t’aimait aussi
En d’jean et en blouson de cuir noir
Pourtant j’aurais dû m’apercevoir
Qu’elle ne voyait plus que toi
T’as compris sans rien dire
Qu’il valait mieux partir

Y’a maintenant trop de silence
Dans ses yeux un chagrin d’enfance
Et moi j’sais plus la faire rire

Reviens
Reviens nous voir à la maison
On oublie tout, pense à Marion
Même si je l’aime plus que toi

J’ai fait ce que j’ai pu pour qu’elle t’oublie
Tant pis j’ai perdu
Dans sa mémoire j’peux plus changer l’histoire
Si j’ai mis du temps pour le savoir
Reviens, y’a ton blouson dans l’armoire
Même qu’elle le porte certains soirs
J’ai compris sans rien dire
Que pour elle, faut rev’nir

Maintenant y’a trop de silence
Dans ses yeux un chagrin d’enfance
Et moi j’sais plus la faire rire
Reviens
Reviens nous voir un de ces soirs
Mais n’attends pas qu’il soit trop tard
Dans ses yeux y’a du brouillard

C’est vrai, j’ai eu envie de tout casser
Le jour où j’ai compris pour la garder
Qu’avec toi je devrais la partager
Moi qui n’ai jamais su rien pardonner
Reviens

Reviens
Reviens nous voir à la maison
On oublie tout pense à Marion
Même si je l’aime plus que toi
Reviens
Reviens nous voir un de ces soirs
Mais n’attends pas qu’il soit trop tard
Dans ses yeux y’a du brouillard
Reviens
Reviens nous voir à la maison
On oublie tout pense à Marion
Même si je l’aime plus que toi


La fille du parking
(Michel Mallory / Jean-Luc Lahaye - Michel Mallory)

Elle était plus belle que toutes les stars
Qui brillaient sur Hollywood Boulevard
Belle à faire mourir un producteur
D'un sourire, d'un regard en couleur en plein cœur
Elle posait pour une marque de jean
Dans le décor géant d'un parking
Dans mon cœur je porte encore les traces
De son sourire dans les éclairs blancs de mon flash

La fille du parking
L'aimer à quoi ça rime
C'est un cliché sublime
Une photo anonyme
La fille du parking

Belle à faire mourir de jalousie
Les tops modèles de Californie
Avec ses cheveux blonds de viking
Et l'océan au fond de ses yeux bleu marine
Elle faisait l'amour que pour l'amour
Et disparaissait au petit jour
Quand elle marchait je jure qu'elle dansait
Je sais que je ne la reverrais plus jamais

La fille du parking
L'aimer à quoi ça rime
C'est un cliché sublime
Une photo anonyme
La fille du parking

Oh la fille du parking
Qui posait pour les jeans
Est partie sans un signe
Pour d'autres magazines
La fille du parking

Sur les murs de la ville
Partout je ne vois qu'elle
Et c'est tout ce qu'il me reste d'elle

La fille du parking
L'aimer à quoi ça rime
C'est un cliché sublime
Une photo anonyme
La fille du parking

Oh la fille du parking
Qui posait pour les jeans
Est partie sans un signe
Pour d'autres magazines
La fille du parking

Oh la fille du parking
C'est du chagrin en prime
Comme un dernier travelling
Ou la fin d'un beau film
La fille du parking



  
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