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2004 - Cet album de Jean-Luc Lahaye, sorti le 6 avril de cette année, porte le prénom de sa seconde fille : Gloria. On y retrouve dix titres inédits, dont "Sans vous", chanson dédiée à son public, ainsi que quatre titres de Didier Barbelivien, auteur de tant de tubes. En bonus, la reprise de la chanson "Un jour viendra", de son ami Michel Mallory.


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Sans vous
(Jean-Luc Lahaye - André Maruani / André Maruani)

Donnez-moi un peu de rêve
Souvenez-vous l’Olympia
Que tous les rideaux se lèvent
Sur mes chansons d’autrefois

Donnez-moi comme une offrande
Vos mains tendues comme vos cœurs
Faites que ma voix vous rende
L’amitié et la douceur

Je me perdais sans vous
J’étais seul je vous l’avoue
Oui j’aurais donné tout
Pour vous voir où étiez-vous ?
J’avais le mal de nous
Je me ferai beau pour vous
Ce silence me rendait fou

J’oublierais toutes mes larmes
Pour un seul de vos sourires
Votre mémoire me désarme
Elle ne saura me trahir
Un artiste sans lumière
Ne peut vivre que la nuit
Les regards comme des pierres
M’ont tellement dit c’est fini

Je me perdais sans vous
J’étais seul je vous l’avoue
J’ai prié à genoux
Pour vous voir où étiez-vous ?
J’avais si froid sans nous
J’ai eu peur d’être jaloux
Ce silence me rendait fou

Oui je me souviens de tous ces moments
Des regards d’enfants
Et de ces cadeaux en sentiments
Quand je devenais prince charmant
J’ai rêvé de cet instant

Je me perdais sans vous
J’étais seul je vous l’avoue
Oui j’aurais donné tout
Pour vous voir où étiez-vous ?
J’avais le mal de nous
Je me ferai beau pour vous

Je me perdais sans vous
Tellement seul je vous l’avoue
Même blessé comme un loup
Je croyais encore en nous
Et j’aurais donné tout
Pour un nouveau rendez-vous
Cette absence me rendait fou


On n’se reverra plus
(Didier Barbelivien)

On n’se reverra plus
Mais nous nous survivrons
Sur de vieilles avenues
A la morte saison

On s’était tellement plu
Dans le rouge des néons
Dieu sait comme il a plu
Sur le cuir des blousons

On n’se reverra plus
Comme dans les mots des chansons
Les livres à moitié lus
La moitié des moissons

On n’se reverra plus
Romantiques attention
Le chagrin absolu
Et l’encens des passions

On n’se reverra plus
Mais nous nous poursuivrons
En des villes inconnues
Dans des trains, des avions

Faire comme on a voulu
Rien ne sert de leçon
Comme si le temps dilue
Les instants d’émotion

On n’se reverra plus
Comme dans les mots des chansons
Mais les portés disparus
Témoignent à leurs façons

On n’se reverra plus
Romantiques attention
Plus le souvenir tue
Moins forte est la raison

On n’se reverra plus
Comme dans les mots des chansons
Les livres à moitié lus
La moitié des moissons

On n’se reverra plus
Romantiques attention
Le chagrin absolu
Et l’encens des passions

On n’se reverra plus, non
On n’se reverra plus
On n’se reverra plus, non
On n’se reverra plus, non
On n’se reverra plus


Héros de la classe ouvrière
(Didier Barbelivien)

J’ai découvert la musique
Quand j’avais 8 ou 10 ans
Comme on découvre l’Amérique
Un chewing-gum entre les dents

Et cette Harley Davidson
Dans la vitrine du marchand
J’ai dû laver deux cent bagnoles
Pour m’la payer comptant

Savoir écrire comme Lennon
Et danser comme Mike Jagger
Ou jouer d’la guitare comme Clapton
C’était des rêves de teenager

Pour être un chanteur populaire
Et donner un nom à mon père
Pour être un chanteur solitaire
Un héros d’la classe ouvrière

J’en ai fait des auditions
J’en ai vu des producteurs
Avant qu’ma première chanson
Ait quelque chose dans l’cœur

Enregistrer jours et nuits
Dans des studios de hasard
J’la voyais comme ça ma vie
Les musiciens rentrent tard

Je n’veux pas servir d’exemple
Aux gamins de ma banlieue
Mais que tout ce que je chante
Leur laisse un peu d’bleu dans les yeux

J’veux être un chanteur populaire
Faire briller le nom de mon père
J’veux être un chanteur solitaire
Un héros d’la classe ouvrière

J’veux être un chanteur populaire
Vivre et mourir dans la lumière
J’veux être un chanteur
Un héros d’la classe ouvrière
Un héros d’la classe ouvrière


Tu me perdras Venise
(Didier Barbelivien)

Tu me perdras Venise
Tu me perdras encore
Tes statues, tes églises
Devenant mon décor
Voyageur sans valise
Cherchant l’amour encore
Tu me perdras Venise
Dans tes masques de mort

Tu me perdras Venise
Lorsque je n’aurai plus
Qu’un cœur sous ma chemise
Devant le temps perdu
Devant la poussière grise
Des souvenirs têtus
Tu me perdras Venise
D’un baiser éperdu

Tu me perdras Venise
Sous le pont des Soupirs
Avant que s’éternisent
Mes plus beaux souvenirs
Tant que tu poétises
Mes chagrins, mes plaisirs
Tu me perdras Venise
Avant de repartir

Tu me perdras Venise
Tu me perdras toujours
D’un sourire de marquise
A la tombée du jour
D’un palais qui s’enlise
Quand le ciel se fait lourd
Carnaval de Venise
Arlequin de l’amour

Tu me perdras Venise
Sous le pont des Soupirs
Avant que s’éternisent
Mes plus beaux souvenirs
Tant que tu poétises
Mes chagrins, mes plaisirs
Tu me perdras Venise
Avant de repartir

Tu me perdras Venise
Tu me perdras encore
Tes statues, tes églises
Devenant mon décor
Voyageur sans valise
Cherchant l’amour encore
Tu me perdras Venise
Dans tes masques de mort

Tu me perdras Venise, Venise


Tu m’aimeras
(Dominique Pomel - Jean-Luc Lahaye / Gérard Berliner - Alain Dopouridis)

Tu m’aimeras
A te damner comme Dalila
Jeter des flammes autour de moi
Et le vent t’ensorcellera

Tu m’aimeras
De Cassiopée jusqu’au Centaure
Dans l’étrange triangle d’or
De la constellation des rois

Tu m’aimeras
A implorer toutes les vierges
Genoux au sol devant un cierge
Vendant ton âme à chaque fois

Tu m’aimeras
A vénérer le sacrilège
A composer avec les pièges
Des vieilles nuits de Saba

Tu défieras
Mes nuits de sortilège
L’ivresse du manège
Des chevaux de Guernica

Tu survivras
Aux vaudous maléfiques
Qui se vengent et qui piquent
Le cœur de tous les chats
Tu m’aimeras

Tu m’aimeras
Ma tendre louve souveraine
Ma courtisane, ma païenne
A faire rougir Caligula

Tu m’aimeras
Jusqu’à sentir dans ta mémoire
La trace des pistes barbares
Du grand empire d’Attila

Tu m’aimeras
Jusqu’à te glisser dans mes veines
Comme on entre dans une arène
Tous ces combats me donnent froid

Tu m’aimeras
Avouant perdu d’avance
En criant l’évidence
Que tu n’aimes que moi

Tu m’aimeras
Le temps d’un millénaire
Se construisent à l’envers
Les décors d’Opéra

Tu m’aimeras
Rendu calme et lucide
Retrouvant l’Atlantide
L’Eden d’autrefois
Tu m’aimeras

Tu m’aimeras
A retenir les impatiences
Qui font de l’amour une science
Dans le geste lent des geishas

Tu m’aimeras
Moi condamné sans cour d’appel
La fatalité te rend belle
Et mon amour te le rendra


J’t’oublie
(Luc Dettome / René Baldaccini)

J’t’oublie, je t’oublie toutes les nuits
Tu pars pas je m’exproprie loin de ta vie
J’t’oublie et d’ailleurs je t’interdis
D’occuper mes insomnies
Comme un film au ralenti
Tu sais, j’t’oublie

J’t’oublie et nos souvenirs aussi
C’est le passé que je fuis loin de ta vie
Merci j’me passe de ta sympathie
Je ne veux pas d’une amie
Qui ne parle que de lui, mon ennemi

Je me réveille pour t’oublier
Dans mon sommeil, j’ai peur de te rêver
Alors je veille et je promets
Qu’à l’instant je te raye de ma vie sans regret

Je me réveille pour t’oublier
Je me surveille pour bien me rappeler
Que j’te balaie de mes pensées
Et qu’un jour je m’essaye enfin de t’oublier

Merci de me tenir compagnie
Tu es toujours où je suis, même quand j’t’oublie
Je vis ou plutôt je te survis
Depuis que tu es partie
Je joue la comédie de celui qui oublie

Je me réveille pour t’oublier
Dans mon sommeil, j’ai peur de te rêver
Alors je veille et je promets
Qu’à l’instant je te raye de ma vie sans regret

Je me réveille pour t’oublier
Je me surveille pour bien me rappeler
Que j’te balaie de mes pensées
Et qu’un jour je m’essaye enfin de t’oublier

J’t’oublie


Tes 17 ans petite femme
(Didier Barbelivien)

Y’a ton parfum dans la maison
Comme un chagrin, comme un poison
Tes jeans, tes jupes et tes chandails
Posés comme des épouvantails
Déjà femme et encore enfant
Moi tout c’que j’sais c’est que j’attends de toi
Une caresse une escale
Même si j’te dis qu’j’m’en fous pas mal

Tes 17 ans me foutent le feu
Le mal aux dents, les larmes aux yeux
Tes 17 ans sont dangereux
Pour moi qui n’suis pas encore vieux

Y’a sur ta bouche le sang des mondes
Et quand j’y touche câlin, colombes
Je laisse mes doigts jouer du piano
Sur c’qui est toi de bas en haut
Grain de beauté ou grain de sable
C’est l’acquittée qui plaide coupable
La jeunesse est un tourbillon
Où l’amour s’écrit au brouillon
Oui oui

Tes 17 ans me foutent le feu
Le mal aux dents les larmes aux yeux
Tes 17 ans sont dangereux
Pour moi qui n’suis pas encore vieux

L’envie me prend de crier stop
Mais j’aime quand tu griffes à ma porte
Tes 17 ans me prennent au jeu
D’un adolescent amoureux
Tes seins, ton ventre et tes cheveux
Pour toi j’invente tout ce que tu veux
Je bois le champagne de tes larmes
A tes 17 ans petite femme


Dors mon ange
(Alain Dopouridis)

Dors, p’tit bout d’amour contre mon cœur
Dors, même si tes rêves t’emmènent ailleurs
Dors, au-delà des nuages, le ciel est bleu
Oh mon ange dors sous les fleurs, sous le feu

Si tu te perds entre deux étoiles
Si là-haut ton soleil se voile
Je voudrais que tu m’appelles
Que tu me parles encore
Oh ma douceur, mon or

Dors, dors jusqu’aux frontières de tes soupirs
Plane sous le vent dans le cristal des vagues du temps
Sur ton île, oh mon ange
Dors

Dors, petit oiseau, déploie tes ailes
Dors, petite femme, ma sentinelle
Tu me manques, je suis si loin de ta vie alors
Sous la lune, mon ange
Dors

Dors, dors, sous les arcanes de ton empire
File au cœur du temps fuis les orages des guerres de Satan
Sur ton île, oh mon ange

Dors, dors, jusqu’aux frontières de tes soupirs
Plane sous le vent dans le cristal des vagues du temps
Sur ton île, oh mon ange
Dors
Dors


Les grandes espérances
(Gilbert Sitbon)

Derrière le comptoir il y avait cette phrase
Le crédit est mort et pourtant
Presque tout le monde y avait son ardoise
On payait quand on avait le temps

Au mur les photos du championnat de France
Et les affiches qui annonçaient
Le bal du samedi ou le match du dimanche
C’est là qu’on se retrouvait

Bastien parlait des films qu’il tournerait
Max rêvait bateaux, d’océan déchaîné
Steph des romans qu’un jour il écrirait
Et moi aux terrasses des cafés, je chantais

A trop le secouer le flipper électrique
Faisait tilt et on l’écoutait
Le bon juke-box nous chantait l’Amérique
Nos dernières pièces d’1 franc y passaient

Devant toutes les filles qui rêvaient d’être blondes
Comme des vedettes de cinéma
A nous quatre on croyait tenir le monde
C’était le Dolce Vita

Bastien serait Polanski ou bien rien
Max deviendrait le plus grand des marins
Steph André Malraux pas moins
Et moi je me souviens
Que dans le métro la manche ça marchait bien

Au petit café tout a passé si vite
Comme les années, comme la vie
Un drugstore flamboie de tous ses néons tristes
Pour des inconnus qui s’ennuient
On croyait fort aux quatre, à la chance
Chacun a suivi son chemin
Dix-sept ans, c’était les grandes espérances
Qu’en reste-t-il ? je me souviens

Bastien serait mécano comme son père
Max, lui est notaire
Il m’a appelé la nuit dernière pour me dire
Pour me dire que Steph nous a quitté hier
Et moi, moi, j’fais chanteur
Et ce soir j’pense à toi Steph


Tard dans la nuit
(André Maruani - Jean-Luc Lahaye / André Maruani)

Tard dans la nuit
Sans un ami
Je regarde le ciel
Quelle étoile est la tienne
Pourquoi je pense à toi

Tard dans la nuit
Où est l’ami
Dans la ville en sommeil
Quand mon chagrin s’éveille
J’ai froid, je pense à toi

Parce que l’espoir
Naît dans le noir
Ne plus sentir ses chaînes
Oublier sa peine et croire en soi
Et croire en soi

Les chemins qui n’mènent pas à Rome
Cette chance qui nous abandonne
Les matins blancs de solitude
Le silence qui sonne comme un tube

Ces feux rouges que l’on brûle à mort
Pile ou face comme un chercheur d’or
Des sourires quand on nous fait mal
Des blessures même les plus fatales

Tard dans la nuit
Où est l’ami
Je cherche dans le ciel, un signe une étincelle
Pourquoi j’entends ta voix

Parce que la vie
Nous donne envie
De briser nos chaînes
Ouragan sur le Caine
Et croire en soi
Et croire en soi

Si tard dans la nuit
Sans un ami
Sans un ami

Si tard dans la nuit
Dans la ville endormie
Sans un ami
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