L'amour pour qui
(Frédéric Doll / Alain Lanty)
Etendue dans un champ
Rond avec quelques angles
La p'tite souris des villes
Se pose des questions
Qu'est c'que j'fais du carré
Du côté du triangle
C'est quand j'vois deux fois deux
J'ai pas la solution
Je me coince un brin d'herbe
Sur le bord de la bouche
Et respire une à une
Les fleurs qui sont autour
Je n'veux plus rien savoir
Y a plus rien qui me touche
Je n'crois plus en l'amour
Mais elle veut faire l'amour
L'amour pour qui
L'amour pour quoi
Elle veut un mec
Elle en veut pas
Elle en veut un
Qui dure tout le temps
Et puis d'autres de temps en temps
Elle en veut un qui rentre à l'heure
Un qui vienne la faire danser
Un qui l'engueule et un qui pleure
Quand elle n'est pas encore rentrée
Elle parle aux coccinelles
Leur dit n'importe quoi
Se remonte une histoire
Et repart à zéro
Elle aimerait bien piger
Les comment les pourquoi
Et quand elle croit comprendre
Se couche sur le dos
Je n'dis rien à personne
Où bien je parle trop
Fais semblant de rien voir
Pour ne plus dire bonjour
J'aimerais bien trouver
Une peau pour ma peau
Je n'crois plus en l'amour
Mais elle veut faire l'amour
L'amour pour qui
L'amour pour quoi
Elle veut un mec
Elle en veut pas
Elle en veut un
Qui dure tout le temps
Et puis d'autres de temps en temps
Elle en veut un qui rentre à l'heure
Un qui vienne la faire danser
Un qui l'engueule et un qui pleure
Quand elle n'est pas encore rentrée
L'amour pour qui
L'amour pour quoi
Elle veut un mec
Elle en veut pas
Elle en veut un
Qui dure tout le temps
Et puis d'autres de temps en temps
Elle en veut un qui rentre à l'heure
Un qui vienne la faire danser
Un qui l'engueule et un qui pleure
Quand elle n'est pas encore rentrée
L'amour pour qui
L'amour pour qui
Pour l’un comme pour l’autre
(M. Gabriau / Alain Lanty)
Elle avance
Les cheveux dans l’air salé, qui dansent
Les poings serrés dans ses poches, elle pense
A sa vie, à son peu d’importance
Il écoute
La radio sur le bord de la route
Pleut-il encore sur Deauville, sans doute
Comme un chagrin tombant goutte à goutte
Pour l’un comme pour l’autre
Y’a plus d’envie qui tienne le coup
Y’a plus qu’l’ennui qui tienne debout
Pour l’un comme pour l’autre
Y’a plus personne d’autre…
Sans défense
Contre les accidents, sans méfiance
Elle cherche un sens à son existence
Au hasard des rencontres, elle s’élance
Lui, il roule
Vers son passé, le cœur en bouée qui coule
Un an déjà, tout pour lui s’écroule
Depuis combien de nuits blanches et saoules
Pour l’un comme pour l’autre
Y’a plus d’envie qui tienne le coup
Y’a plus qu’l’ennui qui tienne debout
Pour l’un comme pour l’autre
Y’a plus personne d’autre
Et plus d’envie qui tienne le coup
Y’a plus qu’l’ennui qui tienne debout
Pour l’un comme pour l’autre
Y’a plus personne d’autre…
Au revoir
J’connais d’avance la fin de leur histoire
De leur amour cocktail du soir-espoir
Mais j’vous laisse, j’ai rendez-vous nulle part
J’ai rendez-vous nulle part
Ta langue au chat
(M. Gabriau / Alain Lanty)
De vitrine en vitrine
Je marche, j’aime bien marcher
J’vois les filles, j’image
Des choses, j’aime bien marcher
Quand leurs yeux s’illuminent
Je flashe, j’aime bien marcher
J’balance des sourires
Point de mire
Leur désir j’aime bien
Prom’nade, j’suis seul avec moi
J’t’oublie déjà
T’es loin
Ballade, j’m’emballe sur leurs bas
Pas besoin d’toi
T’es loin
Charade, elle chaude et lui froid
Tu d’vineras pas
J’donne ta langue au chat
J’me défile en aiguille
Je rêve, j’aime bien rêver
J’adore siffler les filles
Ca peut les réveiller
Quand elles se font câlines
Les femmes, j’les fais marcher
Si mal se conduire
C’est mentir, pour séduire, j’aime bien
Prom’nade, j’suis seul avec moi
J’t’oublie déjà
T’es loin
Ballade j’m’emballe sur leurs bas
Pas besoin d’toi
T’es loin
Charade, elle chaude et lui froid
Tu d’vineras pas
J’donne ta langue au chat
Si mal se conduire
C’est mentir, pour séduire, j’aime bien
Prom’nade, j’suis seul avec moi
J’t’oublie déjà
T’es loin
Ballade, j’m’emballe sur leurs bas
Pas besoin d’toi
T’es loin
Charade, elle chaude et lui froid
Tu d’vineras pas
J’donne ta langue au chat
Le regard en amande
(M. Gabriau / Alain Lanty)
Tout gris, jour de pluie
Traînées sur les carreaux salis
Sur la buée, traces de doigts
Le nez collé sur la vitre, elle a froid
Et tant pis, pas sortir
Traîner dans un pull de cachemire
S’enfermer salle de bains
S’y oublier jusqu’au lendemain
Elle se fait le regard en amande
Met du brillant sur ses lèvres gourmandes
Elle passe devant sa glace le plus clair de son temps
A se préparer pour un amour absent
Elle se fait le regard en amande
Pour ne pas que ses pleurs se répandent
Sur les lettres fanées qu’il lui avait écrites
En pensant qu’il l’aimerait pour la vie
Parfois, elle envoie
Des bateaux en coquilles de noix
Sur l’eau de la gouttière
Dans l’espoir qu’ils arrivent à la mer
Elle se fait le regard en amande
Pour ne pas que ses pleurs se répandent
Sur les lettres fanées qu’il lui avait écrites
En pensant qu’il l’aimerait pour la vie
Elle se fait le regard en amande
Met du brillant sur ses lèvres gourmandes
Elle passe devant sa glace le plus clair de son temps
A se préparer pour un amour absent
Elle se fait le regard en amande
Pour ne pas que ses pleurs se répandent
Sur les lettres fanées qu’il lui avait écrites
En pensant qu’il l’aimerait pour la vie
Privé de dortoir
(M Gabriau / Alain Lanty)
Elle n’a d’yeux que pour lui
Elle n’a que lui pour dieu
Il se fiche de moi
Avec son air sérieux
Elle me réveille matin
Chagrin, paupières qui collent
Flou les cheveux châtains de ma maîtresse d’école
On était bien tranquilles
Nous pensions qu’en pension
Tout était plus facile
Calme les émotions
Un nouveau directeur
Descendu de Paris
Changement de secteur et elle lui a sourit
Amour poison, poissé
Passion épuisée
Passation de pouvoir, privé de dortoir
J’passe à l’as, hélas
Il m’a pris ma place
J’suis jaloux de lui, d’elle surtout
De lui, d’elle surtout
Dépité tout piteux
Déçu, cassé en deux
Y’a plus rien qui m’étonne
Venant des grandes personnes
Moi quand je serai grand
Je serai inspecteur
Des maîtresses d’enfants pour leur voler le cœur
Amour poison, poissé
Passion épuisée
Passation de pouvoir, privé de dortoir
J’passe à l’as, hélas
Il m’a pris ma place
J’suis jaloux de lui, d’elle surtout
De lui, d’elle surtout
Amour poison, poissé
Passion épuisée
Passation de pouvoir, privé de dortoir
J’passe à l’as, hélas
Il m’a pris ma place
J’suis jaloux de lui, d’elle surtout
De lui, d’elle surtout
Gamine
(M. Gabriau – Alain Lanty)
Tu m’as ensorcelé je crois
Tu as ce charme mystérieux
Qui rend un homme amoureux
Dès la première fois
Tu ne m’as pas laissé le choix
Tu fais de moi ce que tu veux
Je joue tes jeux interdits avec joie
Je t’ai rencontrée par hasard
Comme un éclair dans mon brouillard
Pour nous s’est arrêté le temps
On en avait le cœur battant
J’me savais pas sentimental
J’savais pas qu’l’amour peut faire mal
Lorsque nous nous sommes embrassés
J’ai cru mourir de ce baiser
Oh gamine, gamine
Dès que je te touche
Que tu m’offres ta bouche, câline
J’ai peur
Oh gamine, gamine
Peur de faire un rêve
Que soudain il s’achève, se termine
En femme mineure
Je saurai m’occuper de toi
T’arracher de tendres aveux
Te faire savoir peu à peu
Que tu comptes pour moi
J’aurai des réponses aux pourquoi
Parmi tant de gens malheureux
Je s’rai de ceux qui n’ont plus faim ni froid
J’ai pas tenté de te séduire
J’aurais pas eu grand chose à dire
Parler sert à cacher l’ennui
Un mot de trop parfois suffit
Je ne t’en demandais pas tant
T’avais pas encore dix-huit ans
Tu m’as ouvert tout grand ton corps
J’en ai eu presque des remords
J’aimerais avoir l’éternité
Pour te parler d’amour
Et pour le réaliser
Et même si tu dois vieillir
Je ne le croirai jamais
Oh gamine, gamine
Dès que je te touche
Que tu m’offres ta bouche, câline
Oh j’ai peur
Oh gamine, gamine
Peur de faire un rêve
Que soudain il s’achève, se termine
En femme mineure
Tu m’as ensorcelé je crois
Simplement d’l’amour
(P. Sirhugues / A. Lanty)
C’est d’l’amour au noir
Pas déclaré
Sans intérêts
Toutes ces caresses qu’on s’donne
C’est d’l’amour pas cher
De l’amour pas fier
Tous ces baisers qu’on s’vole
C’est d’l’amour transit
A peine on s’t’ouche le bout d’la bouche
Faut déjà qu’on s’quitte
C’est d’l’amour soupir
De l’amour délire
Toutes ces nuits sans dormir
C’est d’l’amour
Simplement d’l’amour
Pas d’mystère c’est d’l’amour
Simplement d’l’amour
C’est d’l’amour par cœur
D’l’amour buvard
Bisous bizarre
C’est d’l’amour enfant d’cœur
C’est d’l’amour cartable
C’est pas racontable
Toutes ces boules dans le flipper
C’est d’l’amour piqûre
Pas guérissables toutes ces blessures
Ces éclaboussures
C’est d’l’amour qui dure
C’est pas périssable
Tous ces mots qu’on s’murmure
C’est d’l’amour
Simplement d’l’amour
Pas d’mystère c’est d’l’amour
Simplement d’l’amour
C’est d’l’amour au noir
Pas déclaré
Sans intérêts
Toutes ces caresses qu’on s’donne
C’est d’l’amour pas cher
De l’amour pas fier
Tous ces baisers qu’on s’vole
Histoire d’idole
(Jean-Luc Lahaye / M. Gabriau / Alain Lanty)
J’ai douze piges et j’l’écoute en douce dans l’dortoir
Love me please est-ce qu’il pleure derrière ses lunettes noires
Si je suis pris en flag de l’aimer, c’est délit
Y’en a que pour les Stones, y’en a que pour Johnny
Mi-fugue mi-passion pieds nus sur le trottoir
J’me fais l’mur de Denfert pour aller voir ma star
Je découvre une étoile avant d’être emmené
Sûr que c’est bien la même sous laquelle je suis né
Histoire d’idole, rêve de fan, histoire d’hommes
Aux destins parallèles qui se croisent en somme
Histoire d’idole, masculin singulier comme
Chanteur efféminé que la presse surnomme
Quatorze berges, les Beatles, auto-stop Olympia
En coulisses, après-show : « Je veux chanter comme toi… »
Il me sourit-fatigue, me regarde-sérieux
Et me passe la main tendre dans les cheveux
Histoire d’idole, rêve de fan, histoire d’hommes
Aux destins parallèles qui se croisent en somme
Histoire d’idole, masculin singulier comme
Chanteur efféminé que la presse surnomme
Aujourd’hui, autre route, je roule et il m’attend
Télégramme d’exil, coup de fil-contretemps
J’ai peur, mon cœur s’arrête, comme on coupe les gaz
Je dîne en tête-à-tête, ce soir au Bal des Lazes…
De l’autre côté
(M. Gabriau / Alain Lanty)
L’étoile de la mort du cygne
Sa danse achevée se résigne
Derrière le rideau qui vient de tomber
A perdre encore sa liberté
Le public debout la rappelle
Je suis tombé amoureux d’elle
Mais ceux qui l’emmènent à l’aéroport
Sont de parfaits gardes du corps
Elle vit de l’autre côté
Le vent va l’y remporter
Sa beauté slave aux yeux verts
Glacée dans son manteau d’hiver
Elle vit de l’autre côté
D’un mur de larmes écrasées
Par les talons des soldats
Dont le cœur semble mort de froid
Elle n’est là que pour la danse
Le reste n’a pas d’importance
Mais dans le salon de cette interview
Beaucoup trop d’hommes au garde-à-vous
Son rôle est d’attendre un signe
Qu’un doigt tendu la désigne
Et qu’une voix l’envoie à l’étranger
En propagande organisée
Elle vit de l’autre côté
Le vent va l’y remporter
Sa beauté slave aux yeux verts
Glacée dans son manteau d’hiver
Elle vit de l’autre côté
D’un mur de larmes écrasées
Par les talons des soldats
Dont le cœur semble mort de froid
Un jour sur le lac des cygnes
L’oiseau rebelle aux consignes
L’étoile filera, évasion classique
Vers un asile diplomatique
Elle vit de l’autre côté
Le vent va l’y remporter
Sa beauté slave aux yeux verts
Glacée dans son manteau d’hiver
Elle vit de l’autre côté
D’un mur de larmes écrasées
Par les talons des soldats
Dont le cœur semble mort de froid
Elle vit de l’autre côté
Le vent va l’y remporter
Sa beauté slave aux yeux verts
Glacée dans son manteau d’hiver
Elle vit de l’autre côté
En vol
(Gérard Pédron / M. Gabriau / Alain Lanty)
Au-dessous en bas
Chacun chacune est rentré chez soi
Noctambule fêtard
Rêve la dernière bulle
De leur coupe d’espoir
Il est tôt ou tard
Tout dépend du sommeil ou du bar
On s’envoie en l’air
Mais à quoi ça sert
Si l’on retombe par terre
Loin des vapeurs d’alcool
Je suis déjà en vol
Et je veille au-dessus
De ceux qui n’ont pas su
Pas pu quitter le sol